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Récit circuit aux Açores
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Récit circuit aux Açores

Visite en août 2020

C’est la promesse de paysages volcaniques et exotiques sans partir trop loin qui m’a conduite à choisir les Açores pour destination estivale. Elles constituent un archipel portugais de 9 îles, chacune se distinguant par une forte identité géologique. Un premier voyage en avion avec bébé, réservé à peine quelques semaines avant que débute la pandémie du coronavirus, et que j’ai eu la chance de pouvoir maintenir. Comme à mon habitude, voici un article dédié au côté pratique de mon voyage et à mes impressions générales.

La réservation du voyage

6 mois à l’avance semblent, au vu de mes recherches, un minimum pour prévoir un séjour aux Açores. J’ai réservé mes billets d’avion fin février pour un départ fin août et plusieurs logements que je convoitais n’étaient déjà plus disponibles. Quant à mes billets d’avion, j’ai vu leur prix grimper de 15 % en quelques jours.

Les contraintes de maman qui sont désormais les miennes (pas de vol trop tôt le matin, ni trop tard le soir, ni avec une escale trop longue) ont salé la note : 750 € pour 2 avec bagage en soute et un bébé sur les genoux. En faisant fi de ces exigences, il semblait possible de trouver un aller-retour à 200 € par personne.

En termes de timing et de nombre d’îles, j’ai vu toutes sortes de témoignages : de ceux qui ont fait 3 ou 4 îles en une semaine, à ceux qui sont restés 2 semaines sur São Miguel. Bien qu’il y ait très certainement de quoi faire pendant 15 jours sur l’île principale, et sans vouloir accrocher le plus d’îles possible à mon palmarès, je voulais visiter 2 îles pour saisir un tant soit peu la diversité des identités insulaires. Mon goût pour la nature sauvage m’a d’abord guidée vers Flores, la plus éloignée. Mais devant le peu de logements potables disponibles 6 mois avant mon voyage, j’ai finalement fait le choix de Pico, l’île noire.

Je suis partie du 21 août au 8 septembre 2020, soit 5 jours entiers à Pico, 11 à São Miguel et le reste entre les aéroports.

Les voyages en avion

J’ai effectué Marseille -> Lisbonne, Lisbonne -> Ponta Delgada, Ponta Delgada -> Pico. En cas de correspondance le lendemain à Lisbonne, les bagages en soute sont directement acheminés à la destination finale, et il faut penser à l’indiquer à l’enregistrement si vous souhaitez récupérer vos valises pour la nuit. Il est conseillé de commencer par les îles les plus éloignées, car les vols inter-îles sont connus pour voir leurs horaires souvent modifiés.

Expériences une fois de plus amères avec les compagnies aériennes. Quelques semaines avant mon départ, mes vols internationaux assurés par Air Portugal ont été annulés, et ma petite famille a été transférée sur d’autres vols aux horaires désavantageux. On m’a alors proposé d’être remboursée ou de choisir d’autres vols ; j’ai choisi d’autres vols affichés bien moins chers au même moment sur leur site internet, et ai peu apprécié que l’on refuse de me rembourser la différence, ces modifications à l’initiative de la TAP ayant déjà nécessité que je paye une nuit d’hôtel supplémentaire à Lisbonne.

Quant à la SATA, après avoir changé à plusieurs reprises les horaires de nos vols internes, elle nous avait transférés sans nous en informer sur un vol 2 fois plus long avec escale, ce que nous avons découvert en attendant l’avion une fois sur place. Malgré l’existence d’un autre vol un peu plus tôt sans escale à moitié vide et le fait que nous voyagions avec un bébé, il a fallu que mon mari hausse fortement le ton pour qu’on nous y place sans surcoût...

Avion de la SATA

Mes impressions générales sur les Açores

Pour résumer mes impressions en quelques mots, je dirais que c’est une destination splendide et très dépaysante, que j’ai beaucoup aimé découvrir, mais que je n’ai pas trouvé assez nature à mon goût.

⇒ La fréquentation

Impossible de tirer des conclusions d’un voyage effectué en plein coronavirus. Pico m’a semblée déserte alors que les locaux m’indiquaient ne jamais avoir vu autant de touristes portugais, et São Miguel m’a paru très fréquentée (inquiétante concentration d’instabitch, gens se baignant sous les panneaux "Baignade interdite"…) quand j’entendais dire que la saison touristique était un fiasco...

⇒ Les paysages et la randonnée

Mon regret, c’est de ne pas avoir réussi à m’isoler comme je parviens généralement à le faire même dans les endroits les plus courus : délaisser les chemins évidents, marcher un peu plus pour dénicher le coin désert… Beaucoup d’itinéraires de rando se déroulent sur des routes ou des pistes forestières jamais très loin de la civilisation et sur lesquelles circulent pick-up des éleveurs et touristes stationnés sur le parking le plus proche. Par 2 fois je me suis fait peur : frôlée par 3 quads à vive allure sur les crêtes de Sete Cidades, et manquant d’être fauchée par un tracteur qui ne m’a pas vue dans la plantation de thé de Gorreana. Les Açores sont un très bel endroit, mais que je ne citerai pas en tête de liste pour les randonneurs dans l’âme.

Le site trails.visitazores.com documente précisément toutes les randos des Açores (descriptif, carte, trace GPS), tout aussi efficacement fléchées une fois sur place. Attention, la grande majorité d’entre elles sont indiquées comme des allers simples et il faut penser au retour. Seul hic, les quelques photos présentes sur les topos ne sont pas très vendeuses et il est difficile de se faire une idée.

Randonnées préférés : mata do Canário PR4SMI et vista de Rei PR03SMI (pour le grandiose), serra Devassa PRC05SMI (pour l’isolement), ribeira do Faial da Terra PR11SMI (pour le dépaysement).

Descente jusqu'au lagoa do Fogo avec bébé sur le dos

⇒ Le climat

Bien que le brouillard soit omniprésent et noie régulièrement les paysages le matin, pas une seule fois je ne suis rentrée le soir en ayant perdu une journée à cause du mauvais temps. Les nappes de brume éphémères confèrent une force certaine aux paysages et il n’est pas rare qu’elles disparaissent en quelques secondes ou en avançant de quelques centaines de mètres. Mais ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est l’humidité : tout est moite, les cheveux frisent et le linge ne sèche pas, particulièrement à Pico !

L’office du tourisme des Açores propose la consultation de webcams situées sur les principaux points d’intérêt des îles, très pratiques.

Brouillard sur la serra Devassa

⇒ La nourriture

Thon, morue, berniques, poulpes, avec toujours beaucoup d’huile d’olives et d’ail, je me suis fait vraiment plaisir avec la cuisine portugaise ! Les petits restos locaux sont nombreux et proposent des plats très copieux autour de 12-15 €, qu’il est souvent possible de commander pour emporter.

Le prix des snacks (paninis ou hamburgers à 3,50 €, bière à 1,50 €, Magnum à moins de 2 €) m’a paru bien moins élevé qu’en France, quand cette différence ne se ressentait pas sur d’autres catégories de produits.

⇒ L'accueil des portugais et la langue

Je n’ai pas trouvé toujours chouette l’accueil des professionnels du tourisme, que j’avais parfois l’impression de déranger. Pas de problème pour se faire comprendre en anglais.

⇒ São Miguel VS Pico

Infiniment plus rurale et moins fréquentée que São Miguel, qu’on conseille souvent de visiter en à peine quelques jours, Pico avait sur le papier toutes les chances d’être ma favorite, moi qui mets un point d’honneur à m’émerveiller là où la plupart ne s’arrêtent pas. Et pourtant, j’ai préféré São Miguel pour le vert de ses pâturages, la grandeur de ses lacs, mais aussi pour la proximité des supermarchés et restaurants qui m’a manquée à Pico.

Retrouvez le détail de mes découvertes sur chaque île :

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